Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 00:03

Elle prétend qu’elle se trouve plutôt laide, mais elle s’extasie jusqu’à la pâmoison sur la beauté d’une femme de ses amies qui est son parfait sosie.

 

 

 

Il y a donc des hommes, avant de pénétrer dans une pièce, qui commencent par ouvrir la porte (j’admets que je le fais aussi), puis qui balancent (et c’est là que nous divergeons) une grenade.

 

 

 

Manucure-épilation. Pas sûr pourtant que l’ourse ressorte plus pimpante de ce salon de beauté.

Par Éric Chevillard
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 00:01

Alors je sais, on va encore croire à une fantaisie de mon imagination et n’ajouter aucune foi à mes dires, alors pourtant que j’ai bel et bien vu cet homme plutôt jeune, vêtu élégamment, présentant tous les signes d’un parfait équilibre mental, assis sur un banc et qui – le phénomène est en effet rarissime, extraordinaire – lisait La Quinzaine littéraire !

 

 

 

Mon boomerang est bien revenu. Mais je n’étais plus là.

 

 

 

(Quant à l’histoire de La Quinzaine littéraire, évidemment, c’est une fiction. La réalité n’est pas si prodigue en miracles.)

Par Éric Chevillard
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 00:00

C’est à croire que l’homme oublie d’une fois sur l’autre ce qui se cache sous les jupes. Le mystère redevient entier. Et peut-être ne s’étonnerait-il pas tellement, relevant celles-ci, de trouver dessous un battant de cloche ou une ampoule.

– Ah oui, c’est vrai !

 

 

 

Dans ce restaurant, il est nécessaire d’introduire un euro pour déverrouiller la porte des toilettes où j’accompagne Agathe ! Du coup – hé hé – à malin, malin et demi – tel est pris qui croyait prendre – je pisse aussi.

 

 

 

Il s’inclina au bord de la scène et les applaudissements redoublèrent, bien sûr : son visage était maintenant si proche de nos gifles ! Il nous fallut cependant nous résoudre à une standing ovation pour l’atteindre.

Par Éric Chevillard
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 00:02

Puis je pris la fuite, l’abandonnant là, sur ce trottoir, affreusement dévisagée.

 

 

 

Si l’on me disait aujourd’hui que je mourrai égorgé par un puma, il est certain que mon intérêt pour cet animal s’en trouverait accru, que je chercherais à mieux le connaître, que je serais d’un coup si curieux de lui que j’aurais la tentation de l’approcher, dans les ménageries d’abord, puis sans doute sur son territoire naturel, prenant ce faisant des risques qui pourraient bien me coûter la vie.

 

 

 

C’est moi, je l’avoue, qui ai fait tous ces trous de cigarette dans la nuit.

 

 

 

 

[Nouvelle chronique sur Vents contraires. De qui se moque-t-on ? (11. La poêle à frire)]

Par Éric Chevillard
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 00:02

On prétend que le miroir exposé dans l’antichambre de son appartement, place des Vosges, est bien celui de Victor Hugo. Je demande à voir.

 

 

 

Quelqu’un a offert à mes filles une « tête à coiffer ». Comme si l’horreur de la décapitation ne suffisait pas, cette malheureuse blonde va donc maintenant être scalpée.

 

 

 

Aux chiottes enfin, il fait salle comble.

Par Éric Chevillard
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