Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 00:01

Quand il nous a bien lavés de tous nos péchés, du savon ne reste qu’une hostie – le corps du Christ.

 


Double-vitrage peut-être, il n’empêche qu’on entend toujours la pénible mouche qui bourdonne contre.

 


 

D’abord, elle m’a filé entre les doigts, puis elle est passée à travers les mailles de mon filet, qu’importe, tôt ou tard fatalement elle reviendra dans la mer des Sargasses, et alors ma nasse se refermera sur l’anguille.

Par Éric Chevillard
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 00:46

Il a toujours eu honte de ses parents, ces paysans mal dégrossis, ces ploucs ! Mais voilà qu’ils meurent et que naît sous sa plume une ode à l’authenticité rurale, à la rude beauté des écorces et à la pureté des âmes simples.

 


J’ai le trac. L’heure du coucher a sonné : et si je ne parvenais pas à m’endormir… ?

 


 

Les retraités ont emboîté le pas du guide qui leur fait découvrir la ville sous l’angle historique et l’on dirait plutôt qu’il les accueille dans le passé : – Maintenant que vous êtes vieux, voilà où vous allez vivre.

Par Éric Chevillard
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Samedi 28 juin 2014 6 28 /06 /Juin /2014 00:36

tu as deux filles tu enterres ton père tu as 50 ans

ta vie serait-elle un bon vieux roman

des familles ?

 


La modernité, pour l’âne, s’incarne-t-elle dans le cheval de course ou dans le chauffeur-livreur ?

 


Sur cette photo, Martin, aujourd’hui rasé de frais, porte la barbe.

SUZIE – C’est quand il était vieux.

 

 

Par Éric Chevillard
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Vendredi 27 juin 2014 5 27 /06 /Juin /2014 00:02

J’aime décidément le spectacle de ces régates, dit l’homme en s’asseyant sur notre banc, dans ce centre-ville bien peu balnéaire pourtant. Et comme nous le regardions avec perplexité, il fit un geste du bras en direction des jeunes femmes en robes triangulaires qui traversaient la place d’une démarche chaloupante, tandis qu’un enfant pleurant dans sa poussette prêtait ses cris de mouette aux pigeons dispersés.

 


SUZIE – Je voudrais revenir à l’époque où j’aimais bien les abricots.

 


Pourvu d’un fort embonpoint, il ne sort pas sans son lévrier afin de donner à croire que sa corpulence n’est qu’une illusion produite par le contraste.

 

 

Par Éric Chevillard
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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 00:05

Encore une aberration du génie civil, ces tunnels trop étroits que les avions du coup ne peuvent pas emprunter.

 


Qui l'eût cru ? Au milieu de ses petites crottes, ce pigeon a coulé un bronze.

 


 

Quelle époque ! Complètement addicts aux technologies nouvelles et captifs de leurs écrans, les petits vieillards se rabougrissent. On ne les voit plus courir sur les plages et les talus avec leurs cerfs-volants.

Par Éric Chevillard
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