Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 00:10

Arrive un jour où l’écrivain sait si bien comment surprendre ses lecteurs qu’il ne parvient plus à se surprendre lui-même. C’est alors qu’il regrette le temps où les lecteurs perçaient si facilement à jour les naïfs stratagèmes qui l’avaient tant excité.

 


Incontestablement, le renard est rusé : dès qu’il voit un homme, il se planque.

 


il faut enfoncer le pieu à la masse

pour la buse lasse du plein ciel

c’est la condition de son repos

 


 

 

[On va se ruer dès aujourd’hui comme un seul homme sur le livre de Guy Robert, Reconnus, aux éditions l’Arbre vengeur (10 € !), le récit éclaté, sensible et drôlatique, de toutes les rencontres de l’auteur avec les célébrités de ce monde, rencontres fortuites, sans contact, au hasard du chemin et de l’heure. On peut en lire quelques extraits sur le site de l’éditeur. Argument suprême et quasi imparable : j’en signe la préface.]

Par Éric Chevillard
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Dimanche 14 septembre 2014 7 14 /09 /Sep /2014 00:44

if plus mort que vif

on me couche sous l’if

 


alors malgré mes griffes

contre le bois qui crissent

pestilentiel arôme

 


je ne serai plus un homme

mon fils

Par Éric Chevillard
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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 00:28

Encore un requin sauvagement piétiné par un surfeur qui l’avait pris pour sa planche !

 


On n’a qu’une vie, j’ai bien compris, mais elle commence quand ?

 


il laisse tomber sa hache

je renonce, dit Noé

à quoi bon cette arche

 

j’ai un canoë

Par Éric Chevillard
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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 00:12

C’est faux. Qui peut le plus ne peut pas toujours le moins – oyez la berceuse jouée par la fanfare.

 


Qu’en savons-nous au fait ? Outre ces deux agates, le chat a peut-être plein d’autres billes dans son sac.

 


Il faudrait ne pas rire à ses propres blagues, ni crier quand on se fait mal.

 

 

Par Éric Chevillard
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Jeudi 11 septembre 2014 4 11 /09 /Sep /2014 00:01

Je la prenais pour une pleurnicharde. Mais non. Un nuage de larmes stationne en permanence au-dessus de sa tête.

 


Je déteste le goût du lombric, dit la taupe en tranchant férocement d’un coup de dent un malheureux ver de terre, mais je ne veux pas aller au ciel.

 


 

« Toute ma vie, je me souviendrai de cette journée du 11 septembre. » (Agatha Christie, A.B.C. contre Poirot, 1936)

Par Éric Chevillard
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