Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 00:08

SUZIE – J’ai mal à la tête.

MOI – Tu t’es cognée ?

SUZIE – Mais non, ça doit être un nerf d’estomac.

 


tu pleures

brave marin

ou ce sont les embruns 

 


 

(maudit soit le 22 novembre)

Par Éric Chevillard
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 00:09

Personne d’autre ne traversera ma vie : il n’y a place que pour moi sur le pont de mes jambes.

 

 

 

Et l’on voudrait en plus me faire croire que la clémentine n’est pas une orange pressée ?!

 

 

Je n’écrirai que ces lignes aujourd’hui : dans le café où j’ai mes habitudes, barytons et sopranes du Turandot qui se donne actuellement au théâtre de la ville, réunis autour d’un verre, rient à gorge déployée.

 

Par Éric Chevillard
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 00:00

Simulation d’alerte incendie à l’école des filles. Pour la crédibilité de l’exercice, on fait sortir les élèves sans prendre le temps de les habiller de leurs manteaux, si bien qu’ils se gèlent et s’enrhument dans la cour. Or la crédibilité recherchée pâtit de cette négligence, car c’est oublier le beau manteau de flammes qui leur tiendrait bien chaud dans la réalité.

 


Il déroule au matin un filet large comme l’océan et regagne le port au soir avec un seau de sardines, l’écrivain est un marin pêcheur.

 


un dernier spasme

et j’accouchai

d’un ectoplasme 

Par Éric Chevillard
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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 07:43

L’infarctus me terrassa. Pendant quelques secondes, je fus mort. Finalement, je me rétablis et repris une vie normale. Mais mon âme évidemment en avait profité pour filer.

 


C’est la mer tout autour qui complique terriblement le très simple puzzle de l’île.

 


Cette église transformée en salle de sport fait parfaitement l’affaire des tennismen et des handballeurs. Mais les basketteurs râlent, qui ne peuvent jouer qu’individuellement et tour à tour dans le clocher.

 

 

 

[« Ce qui est agaçant et même déplaisant dans la publication sur internet c’est que le texte n’y a jamais la simple présence d’une chose. Le texte est transmis à travers le système électronique de l’information, cependant il n’a jamais la présence à la fois minérale et végétale d’un livre. Un livre apparaît en effet comme une pierre de feuilles, une pierre paradoxalement composée de feuilles. Un livre apparait comme un tas de feuilles, un tas de feuilles compactées jusqu’à devenir une pierre. Sur internet, le texte est diffusé, autrement dit vaporisé ; du livre il ne reste alors que le parfum », m’écrit Boris Wolowiec, qui vient cependant d’ouvrir un site où on lira par exemple, pour découvrir son écriture à nulle autre pareille, cette magnifique évocation de Jean-Pierre Léaud.]

Par Éric Chevillard
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Mardi 18 novembre 2014 2 18 /11 /Nov /2014 00:05

Je suis sorti du taxi déprimé par le monologue du chauffeur et je me suis alors avisé qu’en plus je m’étais fait avoir : il ne m’avait même pas coupé les cheveux !

 


Si tu veux être sûr que les filles viennent à toi quand tu ouvres les bras, choisis une ruelle étroite.

 


 

La fascinante histoire qui nous tenait en haleine depuis une semaine connaît donc un épilogue décevant : l’orang-outan aperçu en Seine-et-Marne serait en réalité un gros bonhomme.

Par Éric Chevillard
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