Mercredi 2 janvier 2008
Tout le jour, les basques de leurs redingotes flottant au vent, Bouvard et Pécuchet surfent sur Wikipédia.
Parfois je m’assieds, le crayon à la main, mais je n’ai pas envie de faire du Chevillard encore ; j’attends donc qu’il se lasse d'attendre ; c’est alors tantôt du Montaigne qui me vient,
tantôt du Proust, du Borges ou du Nabokov ; à la fin, tout de même, ma vanité d’auteur reprend le dessus et je signe ces pages de mon nom.
Comme je quittais l’arène après une glorieuse démonstration de rodéo acrobatique, je fus désarçonné par un frisson de mon cheval.