Mardi 22 janvier 2008

111

Vous tendez innocemment le bras dans ce petit monde des Lettres, par exemple pour allumer la radio, et vous êtes sûr de trouver le nez d’un sparring-partner.



La chronique de Jean-Louis Ezine dans l’émission de France Culture Tout arrive du 11 janvier est constituée aux deux tiers de phrases reprises mot pour mot de mon livre Le caoutchouc décidément. Sur la fin de cette chronique, il mentionne rapidement mon nom mais sans préciser que je suis pour l’essentiel l’auteur de son billet du jour. Non mais ho ! Visez-moi ce malotru paré de mes phrases, membre pourtant de ce petit personnel critique du Masque et la Plume qui ne rate jamais une occasion d’éreinter mes livres. Peut-on pousser plus loin l’indélicatesse ? Allez, je suis bon prince, j’offre à ce nécessiteux un savoureux calembour encore qu’il pourra replacer à sa guise : Ezine-moi un mouton.



Je suis mort. Heureusement, il me reste mes livres.

par Éric Chevillard
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