Mercredi 30 janvier 2008

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Nulle intrigue durant la préhistoire, point de tout ce romanesque dans lequel nous nous engluons aujourd'hui. L'homme écrivait des phrases dans l’air. Chaque geste en était une nouvelle qui valait pour soi et qui ordonnait le monde.



La Seconde Guerre mondiale offre aux fictionneurs un théâtre où les rôles sont déjà écrits et distribués, où la tension dramatique même est installée. Ils n’ont plus qu’à lever le rideau sur ce décor. Car il s’agit bien d’un décor désormais et d’une représentation à quoi nous assistons. Livres et films se multiplient. L’horreur des camps est notre spectacle hebdomadaire. Voilà où Margot va de nos jours verser sa larme. Est-ce cela que nous appelons le devoir de mémoire ? Et que penser de cet imaginaire verrouillé ? Les Allemands du IIIe Reich occuperaient-ils encore nos têtes ?



Pardon, mais je ne suis pas né de cet œuf pourri.

par Éric Chevillard
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