Dans la grotte de Rouffignac, il y a les lits profonds des ours et, sur les parois, les griffures de leurs pattes énormes ; puis il y a les premiers dessins charbonneux des hommes
qui sont venus après eux, des fresques animalières puissantes, exécutées à la lueur des torches, où toutes les proportions se retrouvent ; il y a aujourd’hui un petit train électrique qui
promène dans ces galeries le visiteur ahuri, coudes au corps, racorni sous son vernis de science, comme au spectacle de ce qu’était la vie quand on vivait encore.
Des cataclysmes de feu, de lave et d’explosions, telles sont les étoiles d’or piquetées sur le dais noir du ciel auxquelles nous confions notre tourment par la fenêtre quand une miette entre les
draps nous gratte.
Au Moyen Âge, un rhume emportait son homme. Nous laissons venir sur nos lèvres un sourire supérieur à l’évocation de cet ancêtre chétif. Ajoutons toutefois qu’il se remettait d’un coup de
casse-tête en buvant une infusion de sauge.