Les poètes transis dans leur mansarde éteignaient sans cesse leur bougie en éternuant, jadis. Leur œuvre de ce fait ne fut pas plus longue que nécessaire. Ils notaient l’essentiel à la
faveur d’une éclaircie, entre deux quintes de toux qui les replongeaient dans l’obscurité où grandissait leur songe. Au soleil fixe de l’ampoule prolifère un texte infini qui couvre les murs et
le plafond – le lecteur suffocant cherche la fenêtre.
J’ai séjourné sur la Lune, moi, il y a... attendez... l’été 2006, j’étais à Mimizan, ça j’en suis sûr... ce devait donc être en 2005, oui, 2004 ou 2005.
Il faut connaître la vie pour écrire, il faut s’être confronté à la réalité. Romancier, poète, dramaturge, nouvelliste, j’ai ainsi exercé mille petits métiers avant de devenir écrivain.