Jeudi 27 mars 2008

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Nous le regretterons. Derrière la médiocrité sans faille de son œuvre, il cachait un formidable talent.



Le voyage ouvre notre esprit et la connaissance sensible du monde que nous en retirons nous permet d’imaginer avec une certaine acuité d’autres expériences pourtant fort éloignées a priori. C’est ainsi qu’ayant, moi qui vous parle, trempé mes pieds dans le fleuve Niger et dans le lac Baïkal, je crois pouvoir me représenter assez précisément la sensation que j’éprouverais en les plongeant dans l’Orénoque, le Yang-Tseu-Kiang ou le Michigan, au point de renoncer sans regret à ces équipées superflues.



Parfois il me semble que je pourrais vivre une vie entière dans le cercle de lumière de ma lampe de chevet.

par Éric Chevillard
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