À ma mort, je demande que soit détruit le manuscrit inédit que vous trouverez dans le deuxième tiroir de mon bureau, certainement mon chef-d’œuvre, où je livre quelques secrets de ma
double vie tout en renouvelant radicalement l’art du roman, mais que je ne peux laisser paraître pour des raisons de moi seul connues et qui sont d’ailleurs à l’origine de ces pages vénéneuses,
un dossier rouge, n’oubliez pas, au feu.
Devant l’étalage du fleuriste, cette grosse bonne sœur s’exalte de la beauté du monde. N’avons-nous pas là la preuve de l’existence de Dieu ? me dit-elle. Je renonce à lui faire remarquer
qu’elle porte en ce qui la concerne une vilaine laine, une bien triste jupe, des bas sinistres et d’effrayants croquenots noirs.
Je mange de l’antilope à tous mes repas ; à cette seule condition la hyène fait ma vaisselle.