Mercredi 26 décembre 2007
Il y a dans le musée des Beaux-Arts de ma province un Georges de La Tour fort beau, fort craquelé, fort peu surveillé, que je considère comme mien et avec lequel j’entretiens une liaison
secrète faite d’attouchements, de caresses, de baisers, de palpations audacieuses, que je lèche aussi parfois, que je mordille et que je me déciderai un jour à manger pour de bon – demain
peut-être.
Faut-il brûler son bois, faut-il en faire plutôt un cercueil et l’enterrer ? Ce choix douloureux relève en somme de la libre conscience de chacun.
Une allumette me suffit pour chauffer ma hutte.