Mon pharmacien est un homme charmant. Au fil des ans, nous avons même noué un lien de sympathie si délicat et si pudique que je n’ose plus lui présenter les ordonnances de mon médecin me
prescrivant un traitement de cheval contre la dysenterie, les hémorroïdes et la blennorragie, si bien qu’il me voit le teint de plus en plus jaune et lézardé et me demande à chaque fois avec une
réelle sollicitude en me tendant le petit sachet blanc garni de ma commande si je n’abuse pas tout de même un peu de ces boules de gomme.
Il fit durer sa grasse matinée jusqu’à l’extrême onction.
On veut savoir si j’ai choisi dans quel cimetière je souhaite être enterré. Ma foi, non. En revanche, j’ai repéré un très joli petit square où je verrais bien ma statue.