Samedi 16 février 2008

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Mes amis m’offrent leurs livres et leurs confitures ; puis ils attendent mes commentaires ; en sorte que je passe mes journées à lire en mangeant des tartines. Jamais on ne vit obèse emmiellé si fin lettré que moi.



Je renonce à comprendre, ma barbe n’a que trois jours et déjà elle blanchit.



Comme nulle buée ne troublait la surface du miroir que j’avais approché de ses lèvres, j’en conclus qu’elle retenait sa respiration pour ne pas voiler son reflet, et que donc la vaniteuse coquette vivait encore.

par Éric Chevillard
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