Mardi 25 mars 2008

174

On me voit avec un Montaigne, un Joyce, un Kafka, mais en vérité, sous les couvertures arrachées de ces livres, je dissimule sournoisement un petit carnet vierge dans lequel, feignant de lire, j’écris de la littérature facile.



Elle me raconte son agression, le vol de son sac, et précise un peu gênée que les deux voleurs étaient d’origine maghrébine tout en ajoutant aussitôt qu’elle n’est pas raciste, à quoi je réponds que si, elle l’est, sans quoi elle se serait débrouillée pour se faire détrousser par deux Français de souche.



Quand l’orage tonne et que la foudre menace, la girafe compte ses vrais amis.

par Éric Chevillard
commentaires (0)    recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus