Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 00:02

– À travers moi, je dresse le portrait de toute une génération. Peu importe ma petite personne, elle n’est ici qu’un symptôme, un symbole. Mon cas personnel ouvre sur l’Universel…

On connaît ce misérable sophisme de l’écrivain égocentrique qui s’autorise ainsi à parler de lui-même encore et toujours et sans montrer jamais la moindre lassitude. Cause toujours, tu t’intéresses.

 

 

 

Quand on sait quel dévouement de chaque instant exigeront d’elles leurs enfants, on comprend mieux pourquoi les femmes aiment tant faire durer les préliminaires.

 

 

 

Du fait de l’entretien que j’ai donné en ouverture de l’édition GF de Bouvard et Pécuchet, certaines librairies en ligne m’attribuent désormais la paternité du roman, associé à Flaubert, certes, puisque le livre est présenté comme une œuvre collective, mais, puisque mon vieux collaborateur n’est plus, je me crois autorisé à révéler enfin qu’il n’en a pas foutu lourd.

Par Éric Chevillard
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