Parfois, une fenêtre en rez-de-chaussée bée sur la rue. Mon œil photographie furtivement au passage cet intérieur, chambre, cuisine ou salon – pourquoi faut-il alors presque toujours que
l’angoisse m’étreigne le cœur comme si s’ouvrait plutôt devant moi la cellule d’un établissement pénitentiaire où j’emménagerais pour vingt ans ?
La vie est une sinistre farce sachant que chaque seconde inexorablement nous rapproche du jour où il va falloir retourner chez le coiffeur.
J’ai la tentation de ne rien publier durant les trois prochaines années afin de laisser à la population le loisir de lire enfin mes dix-neuf livres déjà parus. Mais mettra-t-elle à profit ce
temps mort comme je l’entends ? Comment être bien sûr que chacun respectera scrupuleusement les termes de ce pacte ?
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