Il écrit hardiment la suite d’un premier roman que personne n’a lu.
J’ai mes faiblesses, auxquelles je cède sans fausse honte. Mes amis se moquent en découvrant aux murs de ma chambre les posters de toutes les starlettes de la chanson ; ils s’affligent en
feuilletant l’album où je conserve les billets des spectacles de Jean-Marie XVI ; et ma collection complète des films de Claude Lelouch les consterne. Mais que l’on me parle de littérature
et je me change en tigre, en intégriste à l’œil sombre, intraitable, ma haute exigence ne tolère plus nulle complaisance, nulle facilité, mon dédain m’élève au-dessus du grouillement humain et
j’abolis William Shakespeare comme une misérable mouche.
Si ombrageux, le bison, que jamais personne n’a osé lui faire remarquer qu’il est sorti dans la plaine sans pantalon. Eh bien, je m’y risque, moi, je ne le crains pas. Qu’il y vienne !